En bref
- Distance : environ 9 km en boucle
- Durée : 3h à 3h30 selon le rythme
- Dénivelé : environ 320 m cumulés
- Difficulté : moyenne, quelques passages étroits
- Balisage : jaune (sentier de Petite Randonnée)
- Départ : parking du village d'Anglars du Cayrol, près du monument aux morts
Où commence le circuit, et comment s'y rendre
Le point de départ se trouve à l'entrée du village d'Anglars, sur le parking proche du monument aux morts. Depuis Espalion, la route la plus directe passe par la D921 en direction de Laguiole jusqu'au Cayrol, puis par la D22 vers Anglars et Estaing, avant de rejoindre le hameau par la D142. Ceux qui viennent du Carladez voisin, côté Mur-de-Barrez ou Lacroix-Barrez, rejoignent le même village par les petites routes qui traversent le plateau.
Le circuit traverse les communes du Cayrol et de Montpeyroux. Aucune inscription n'est nécessaire : c'est un sentier de Petite Randonnée en accès libre, ouvert toute l'année, mais mieux vaut se renseigner à l'avance auprès de l'office de tourisme Terres d'Aveyron, antenne d'Espalion, si vous partez hors saison ou après une période de fortes pluies, le terrain pouvant se dégrader sur certains passages. Si un tronçon vous semble mal entretenu ou mal balisé le jour de votre passage, l'application Suricate, utilisée par les gestionnaires de sentiers dans toute la France, permet de signaler le problème en quelques clics.
Les chemins creux du village jusqu'aux premiers pâturages
La marche commence dans le village lui-même, entre les maisons puis le long de chemins creux bordés de murets de pierre sèche, typiques du bâti rural de l'Aubrac. On sort progressivement du hameau pour rejoindre des prairies bocagères, avec de premières vues qui annoncent déjà le relief plus marqué de la suite du parcours. Le rythme reste tranquille sur cette portion, l'essentiel de la montée et de la descente se jouant plus loin.
Ce bocage, avec ses haies et ses murets bas, sert encore aujourd'hui de pâture. Les prairies traversées en début de circuit donnent une idée assez juste de l'économie agricole qui a longtemps cohabité avec le travail de la pierre au Cayrol : l'extraction de la lauze occupait surtout les mois où les travaux des champs marquaient une pause, et beaucoup de carriers étaient aussi, une bonne partie de l'année, de petits exploitants agricoles.
Ce coin de l'Aubrac, à la lisière du Carladez, reste moins couru que les grands sites du plateau, et ce circuit en porte la marque : on y croise surtout des habitants du coin ou quelques randonneurs locaux, rarement de grands groupes, ce qui laisse le temps de prendre la mesure du paysage sans se presser.
La descente vers le Cantarone et la traversée des Agols
Le sentier bascule ensuite dans la vallée boisée du Cantarone, où le chemin se resserre sous les chênes. C'est l'un des passages les plus ombragés du circuit, appréciable en été. Au fond du vallon, une passerelle permet de franchir le ruisseau des Agols, avant que le tracé ne remonte à travers un bois de chênes qui occupe une bonne partie de cette section.
Cette descente-remontée concentre une bonne part du dénivelé du circuit. Le sol, humide une partie de l'année à l'ombre des arbres, justifie des chaussures adaptées même en plein été. L'altitude du parcours oscille globalement entre 636 et 857 mètres, ce qui explique ce relief assez marqué sur un tracé qui reste pourtant classé en difficulté moyenne plutôt que difficile.
Sur la crête, entre bruyère et vestiges des ardoisières
Passé le bois, le sentier gagne une ligne de crête couverte de bruyère et de fougère, un paysage nettement plus ouvert que celui traversé jusque-là. C'est aussi sur cette portion que réapparaît l'histoire minière du Cayrol : d'anciens tunnels d'exploitation des ardoisières, reliés entre eux par des chemins qui servaient autrefois au passage des charrettes de transport, jalonnent le parcours, ainsi qu'une cabane de taille où les carriers façonnaient leurs plaques de schiste à l'abri du vent.
À proximité de cette section, une possibilité s'offre à qui veut prolonger la visite : un embranchement mène directement au site aménagé de l'ardoisière, à environ un kilomètre du sentier principal. C'est le même site que celui décrit dans notre article sur les lauzières d'Anglars du Cayrol, avec ses fronts de taille et ses buttes de déchets de schiste. Depuis la crête, la vue porte au loin sur le plateau de l'Aubrac, par temps dégagé.
C'est également le passage le plus exposé du circuit : peu d'ombre, un vent qui peut se lever sans prévenir sur cette ligne de crête, et des passages plus étroits que sur le reste du parcours. Un coupe-vent n'est pas superflu, même en été, et cette portion mérite d'être abordée sans précipitation.
Le retour par la Frayssinette
La dernière partie du circuit redescend par la route de la Frayssinette, qui longe le cimetière du village avant de rejoindre le point de départ. Plusieurs aires de pique-nique sont aménagées le long du parcours, dont une à proximité de cette dernière section, pratique pour une pause avant de reprendre la route.
Quand partir sur ce circuit
Le printemps et l'automne restent les saisons les plus confortables pour parcourir les neuf kilomètres du circuit, avec des températures plus clémentes sur la portion en crête et une lumière rasante qui met bien en valeur le relief des anciens fronts de taille. L'été convient aussi, à condition de partir tôt pour éviter la chaleur sur la partie la moins ombragée, celle qui traverse la lande de bruyère et de fougère. C'est d'ailleurs à cette période, en fin d'été, que la bruyère fleurit et colore la crête d'un rose violacé qui change complètement l'allure du paysage traversé.
La mi-septembre offre un cas particulier intéressant : c'est le moment des Journées du Patrimoine, pendant lesquelles le musée d'Anglars ouvre ses portes sans réservation préalable. Faire le circuit ce week-end-là permet d'enchaîner la marche et la visite sans avoir à appeler à l'avance, une simplicité qui n'existe pas le reste de la saison d'ouverture du musée.
Combiner la randonnée avec le musée d'Anglars
Le circuit et le musée installé dans l'église fortifiée d'Anglars racontent la même histoire sous deux formes différentes : l'un sur le terrain, à travers les vestiges d'extraction et le paysage qu'ils ont façonné, l'autre à travers les outils, la maquette du dernier chantier et les souvenirs des bénévoles qui font vivre le lieu. Le musée n'ouvre que de mars à octobre, sur réservation, ce qui vaut la peine d'être anticipé si vous comptez combiner les deux dans la même journée.
Une organisation simple consiste à partir tôt le matin pour la randonnée, avant que la chaleur ne se fasse sentir sur la portion en crête, puis à réserver la visite du musée pour le début d'après-midi, une fois la marche terminée. Comptez une matinée complète pour le circuit avec quelques pauses, et 45 minutes à une heure pour l'église et le musée.
Pour prolonger la sortie, les ruines du château de Valon, à une vingtaine de minutes de route dans le Carladez voisin, dominent les gorges de la Truyère depuis leur éperon rocheux et complètent bien une journée qui associe l'Aubrac et le Carladez.
Ce qu'on emporte, et ce qu'on laisse à la maison
Le matériel nécessaire reste simple : de bonnes chaussures de randonnée fermées, une réserve d'eau suffisante pour trois heures de marche, et une veste coupe-vent pour la portion en crête. Un topoguide ou une carte téléchargée à l'avance restent utiles en complément, mais le balisage jaune demeure le repère le plus fiable pour suivre les quatre étapes du circuit sans hésitation.
Les vestiges d'extraction croisés en chemin, tunnels, fronts de taille ou cabane de taille, se visitent à distance raisonnable et sans y toucher : ce sont des structures anciennes, parfois fragiles, qui n'ont pas vocation à être escaladées. La règle est la même que pour le site aménagé des lauzières : on regarde, on prend le temps de comprendre ce qu'on a sous les yeux, et on repart sans rien avoir déplacé.
Un circuit qui donne sa vraie échelle au site
Voir les fronts de taille et les buttes de déchets de schiste depuis le sentier qui les entoure change la perception du lieu par rapport à une visite limitée aux abords immédiats. Sur neuf kilomètres, on prend la mesure du territoire que représentait l'exploitation de la lauze : un terrain accidenté, éloigné des grands axes, où chaque plaque de schiste devait être portée à dos d'homme ou de mulet avant d'être acheminée vers les toits des fermes et des burons de toute la région. C'est cette échelle-là, difficile à percevoir depuis un seul point d'observation, que la randonnée restitue le mieux.
Informations pratiques
- Distance : environ 9 km, boucle complète
- Durée : 3h à 3h30 selon le rythme et les haltes
- Dénivelé : environ 320 m cumulés
- Difficulté : moyenne, passages étroits par endroits
- Balisage : jaune, sentier de Petite Randonnée (PR)
- Départ : parking du village d'Anglars, commune du Cayrol (12500)
- Communes traversées : Le Cayrol et Montpeyroux
- Renseignements : office de tourisme Terres d'Aveyron, antenne d'Espalion
- Eau : emporter sa provision, pas de point d'eau potable identifié sur le parcours
Questions fréquentes
Le circuit des Ardoisières d'Anglars est-il difficile ?
La randonnée est classée en difficulté moyenne : neuf kilomètres avec environ 320 m de dénivelé cumulé, sur un terrain qui alterne chemins creux, sentiers forestiers et passages plus étroits en crête. Elle demande une condition physique correcte mais ne présente pas de difficulté technique particulière.
Peut-on visiter le musée et faire la randonnée le même jour ?
Oui, les deux se complètent bien. Le circuit passe à environ un kilomètre du site aménagé des lauzières, d'où l'on peut rejoindre à pied l'église fortifiée d'Anglars et son musée. Une demi-journée pour la marche et une heure supplémentaire pour la visite du musée permettent de tout combiner sans se presser.
Où se garer pour partir sur le circuit ?
Le départ se fait du parking situé à l'entrée du village d'Anglars du Cayrol, près du monument aux morts. Depuis Espalion, on rejoint Le Cayrol par la D921 en direction de Laguiole, puis Anglars par la D22 et la D142.
Faut-il prévoir de l'eau et de bonnes chaussures ?
Oui. Le parcours dure de 3h à 3h30 sans point d'eau potable identifié en chemin, et le terrain est irrégulier par endroits, notamment sur les crêtes couvertes de bruyère et de fougère. Des chaussures de randonnée fermées sont recommandées.